Guide de l'investisseur sur la taxe sur les plus-values

13 avril 2026
14 minutes

Au fil des ans, t'as constitué un joli portefeuille d'ETF et d'actions. Puis, la Belgique décide d'introduire un impôt de 10 % sur les plus-values à partir de janvier 2026.

La bonne nouvelle, c'est que les premiers 10 000 € de gains sont exempts d'impôt chaque année. Et tous les bénéfices que vous avez réalisés avant 2026 restent totalement exonérés d'impôt. Mais les règles de calcul de ce que vous devez payer sont étonnamment complexes. Votre courtier pourrait prélever trop d'impôt. Vous devrez peut-être remplir vous-même des déclarations. Et si vous avez acheté plusieurs fois le même ETF, pour calculer votre gain imposable, vous devrez comprendre des règles telles que le FIFO et les moyennes pondérées.

Ce guide t'explique en détail comment fonctionne l'impôt belge sur les plus-values, comment les différents courtiers le gèrent et ce que ça veut dire pour ta stratégie d'investissement.

Les informations contenues dans cet article reflètent la loi sur l'impôt sur les plus-values telle qu'elle a été approuvée par la Chambre des représentants belge le 2 avril 2026.

Impôt de 10 % avec exonération de 10 000 €

En 2025, le nouveau gouvernement belge a conclu un accord de coalition. Dans ce cadre, il a été convenu d'instaurer un impôt de 10 % sur les plus-values des actifs financiers, qui a été adopté par la loi le 2 avril 2026. Une plus-value correspond au bénéfice que tu réalises lorsque tu vends un placement à un prix supérieur à celui que tu as payé pour l'acquérir. Jusqu'à présent, la Belgique n'appliquait pas d'impôt sur les plus-values des actions et des ETF sur actions.

Heureusement, les premiers 10 000 € de plus-values sont exonérés.

Calculateur taxe sur les plus-values

Calculer l'impôt sur les plus-values n'est pas une mince affaire. C'est pourquoi nous avons mis au point un outil qui s'en charge à ta place. Il analyse les transactions effectuées auprès de ton courtier et t'indique exactement le montant de l'impôt que tu dois payer, pour que tu saches quoi déclarer.

Calcule ta taxe sur les plus-values

À partir du 1er janvier 2026

Cette taxe est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. La loi a été officiellement adoptée par la Chambre des représentants le 3 avril 2026.

La bonne nouvelle, c'est que cette mesure ne s'appliquera pas rétroactivement. Les plus-values réalisées jusqu'au 31 décembre 2025 resteront exonérées d'impôt. En d'autres termes, tu ne paieras pas d'impôt sur les plus-values pour l'année 2025, même si tu rempliras ta déclaration d'impôt en 2026.

Tous les types d'actifs financiers

La taxe couvre un large éventail d'actifs financiers :

  • ‍ETF, ainsi que les fonds indiciels, les ETN et les ETC
  • Actions
  • Fonds communs de placement
  • Obligations
  • Monnaies
  • Les produits de base comme l'or. Les bijoux en or ne sont pas soumis à l'impôt sur les plus-values. Ils restent exonérés d'impôt tant que tu ne les revends pas dans un but lucratif.
  • Les crypto-actifs, y compris les NFT
  • Les produits financiers dérivés comme les options, les contrats à terme et les CFD

Les actifs que tu as en Belgique et à l'étranger sont concernés par l'impôt.

Il faut dire que les produits d'épargne-pension belges sont exemptés.

Exonération de 10 000 € pouvant aller jusqu'à 15 000 €

Les premiers 10 000 € de gains par an et par personne sont exonérés d'impôt. Ce montant sera indexé chaque année, ce qui signifie qu'il suivra plus ou moins l'inflation

Si tu n'utilises pas la totalité de ton abattement, une partie peut être reportée sur l'année suivante :

  • Seul 1/10 de l'exonération annuelle (donc 1 000 € si l'exonération est de 10 000 €) peut être reporté chaque année.
  • Tu peux cumuler les parties non utilisées jusqu'à un maximum de cinq ans, ce qui signifie que le report total ne peut pas dépasser 5 000 €.
  • Lorsque tu utilises ton abattement au cours d'une année donnée, tu dois d'abord utiliser les montants reportés les plus anciens. C'est ce qu'on appelle le principe FIFO, « premier entré, premier sorti ».

Donc, si tu n'utilises pas la totalité de ton abattement, tu peux reporter 1 000 € par an, jusqu'à un total de 5 000 €. Cela te permet de faire passer ton abattement maximal de 10 000 € à 15 000 € s'il n'est pas utilisé pendant cinq ans.

Exemple

Imaginons que tu ne vendes aucun de tes placements en 2026. Ça veut dire que tu n'utilises pas ton abattement annuel de 10 000 €. La réglementation fiscale te permet de reporter un dixième de ce montant, soit 1 000 €, sur l'année suivante.

En 2027, ton abattement s'élève désormais à 11 000 €. Si tu ne l'utilises pas non plus, tu peux reporter 1 000 € supplémentaires. Ton abattement pour 2028 s'élèvera alors à 12 000 €.

Tu peux continuer ainsi pendant cinq ans au maximum. Chaque année où tu n'utilises pas ton abattement, tu reportes 1 000 € sur l'année suivante, dans la limite de 5 000 €. Au bout de cinq ans, ton abattement total peut donc atteindre 15 000 € (10 000 € d'abattement annuel + 5 000 € reportés des années précédentes).

Si tu réalises ensuite une plus-value, les 15 000 premiers euros de bénéfice seront exonérés d'impôt.

Les coûts et les taxes ne sont pas inclus dans le calcul des gains en capital

Quand tu vends un titre, on est tenté de déduire tous les frais et commissions pour calculer ton « vrai » bénéfice. Mais pour l'impôt sur les plus-values, ce n'est pas autorisé. La loi stipule clairement qu'aucun coût ni aucune taxe liés à l'achat ou à la vente d'un actif ne peut être pris en compte dans le calcul de ta plus-value. Cela inclut les frais de courtage, les frais de transaction et la taxe sur les opérations boursières (TOB). Ainsi, ton prix d'achat et ton prix de vente sont tous deux considérés comme des montants bruts, avant déduction de tout coût ou taxe.

Imaginons que tu achètes un investissement pour 10 000 €. Tu paies également 15 € de frais de courtage et 12 € de taxe boursière, de sorte que le montant total sortant de ton compte est de 10 027 €.

Quelque temps plus tard, tu vends le même investissement pour 13 000 €. Là encore, tu paies 15 € de frais de courtage et 16 € de taxe boursière, ce qui laisse 12 969 € sur ton compte.

De ton point de vue, ton bénéfice semble être de 12 969 € - 10 027 € = 2 942 €. Mais pour l'impôt sur les plus-values, ces frais supplémentaires ne sont pas pris en compte. Les autorités fiscales calculent ta plus-value comme suit : 13 000 € - 10 000 € = 3 000 €. Même si tu as en réalité gagné un peu moins, tu seras imposé sur la totalité de la plus-value brute de 3 000 €.

Tu peux compenser les gains par des pertes

Les plus-values réalisées peuvent être compensées par des moins-values réalisées, à condition qu'elles aient été réalisées au cours de la même année fiscale. Ainsi, si tu as réalisé un bénéfice de 10 000 € sur la vente d'une action, mais une perte de 15 000 € sur la vente d'une autre action, le résultat est une perte nette de 5 000 € et tu ne seras donc pas imposé. Tu ne peux pas reporter les pertes sur les années suivantes.

Ton courtier ne tiendra pas compte de tes pertes réalisées. Pour bénéficier de cette règle, qui te permet de compenser tes pertes par tes gains et de réduire ta facture fiscale, tu devras demander toi-même le remboursement dans ta déclaration d'impôt sur le revenu. Tu trouveras plus d'informations à ce sujet ci-dessous, dans la section consacrée à la gestion fiscale par les plateformes d'investissement.

Les restructurations de fonds sont exonérées d'impôt

Lorsqu'un ETF ou un fonds d'investissement fusionne avec un autre fonds, fait l'objet d'une scission ou est converti en un compartiment différent, cela ne constitue pas un événement imposable. Techniquement, tu « vends » tes parts, mais la loi ne considère pas cela comme une plus-value réalisée.

Cela s'applique tant que tu reçois de nouvelles actions et que tout apport en espèces ne dépasse pas 10 % de la valeur nominale. Le prix d'acquisition de tes actions initiales est reporté sur les nouvelles.

Déterminer le prix d'achat

Instantané au 31 décembre 2025 pour les biens achetés avant 2026

Selon l'accord gouvernemental, les plus-values réalisées avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi ne seront pas imposées. En d'autres termes, les bénéfices réalisés avant le 1er janvier 2026 resteront exonérés d'impôts.

Pour ce faire, la loi instaure une règle spéciale pour les placements achetés avant 2026 mais vendus après cette date. Au lieu de se baser sur le prix d'achat initial pour calculer la plus-value, la loi prend comme point de départ la valeur de l'actif au 31 décembre 2025. Cette date est appelée « instantané » ou « moment de référence ».

À partir de 2026, ta plus-value imposable sera donc la différence entre le prix de vente et la valeur de ton investissement au 31 décembre 2025.

Exemple

Tu as acheté un placement en 2022 pour 100 €. Au 31 décembre 2025, il vaut 150 €. Tu le vends ensuite en 2027 pour 170 €.

Ton bénéfice total est de 70 € (170 € - 100 €). Mais sur le plan fiscal, seul le gain de 20 € réalisé après 2025 est imposable (170 € - 150 €). Le gain de 50 € réalisé avant 2026 reste totalement exonéré d'impôt.

Cette règle garantit que le nouvel impôt sur les plus-values ne s'applique qu'aux bénéfices réalisés après l'entrée en vigueur de la loi, et non aux gains accumulés au cours des années précédentes.

Un petit problème avec le taux de change

Si tu investis en dollars américains ou dans une autre devise étrangère, il y a un petit hic. Les banques n'utilisent pas toutes le même taux de change, car elles ne se basent pas sur le même moment de la journée. Par exemple :

  • KBC utilise le taux de référence de la BCE (vers 14h15) : 1,1750.
  • BNP et Belfius utilisent le London Fix (17h00) : 1,1743
  • Saxo utilise souvent le cours de clôture à New York (23h00 ou plus tard) : 1,1742

La différence est minime, juste la quatrième décimale. Mais sur les gros portefeuilles, ça peut représenter des centaines d'euros de différence dans votre point de départ fiscal. Rien de dramatique, mais une certaine standardisation aurait été préférable.

Lorsque ton prix d'achat initial était supérieur à la valeur de 2025

Dans la plupart des cas, la valeur de tes placements au 31 décembre 2025 sera supérieure au montant que tu as initialement versé. Cela signifie que tu disposes d'une plus-value latente à ce qu'on appelle le « moment de référence ».

Mais le contraire peut également se produire. Si le prix d'achat initial de ton investissement était supérieur à sa valeur au 31 décembre 2025, tu as une perte latente à cette date.

La loi prévoit une exception dans ce cas. Lorsque tu vendras finalement ce placement, tu pourras utiliser ton prix d'achat initial, plus élevé, plutôt que la valeur inférieure de 2025 pour calculer ta plus-value imposable. Cela te permet d'éviter d'être imposé sur les pertes antérieures survenues avant l'entrée en vigueur de la nouvelle taxe sur les plus-values.

Par exemple, imaginons que tu aies acheté des actions en 2024 pour 200 €. Au 31 décembre 2025, leur valeur a chuté à 150 €. Tu les vends ensuite en 2027 pour 210 €. En vertu de cette exception, tu peux utiliser ton prix d'achat initial de 200 € au lieu de la valeur inférieure de 2025 de 150 €. Ton gain imposable est donc calculé comme suit : 210 € - 200 € = 10 €. Sans cette règle, tu aurais été imposé sur 210 € - 150 € = 60 €.

Il y a une condition essentielle à retenir : cette exception ne s'applique qu'aux ventes effectuées jusqu'au 31 décembre 2030. À partir du 1er janvier 2031, l'exception expire. Après cela, la valeur du 31 décembre 2025 sera toujours utilisée comme point de référence, même si ton prix d'achat initial était plus élevé.

Et si tu vends ce placement après le 1er janvier 2026 en subissant une perte, tu ne pourras déduire que la perte survenue après la date de référence. Les pertes antérieures à 2026 ne seront pas prises en compte fiscalement.

Les courtiers n'appliqueront pas cette règle automatiquement. Ils se baseront toujours sur la valeur de ton investissement au 31 décembre 2025, quel que soit le prix que tu as payé à l'origine. Si tu souhaites bénéficier de la règle qui te permet d'utiliser ton prix d'achat historique le plus élevé, tu devras demander toi-même un remboursement via ta déclaration d'impôt sur le revenu. Tu trouveras plus d'informations à ce sujet ci-dessous.

La vente se fait dans l'ordre FIFO

Lorsque tu investis régulièrement dans le même actif, par exemple en achetant le même ETF chaque mois, tu te retrouves généralement avec plusieurs lots de ce placement, achetés à des prix différents.

Pour calculer ta plus-value lors d'une vente, l'administration fiscale applique le principe « premier entré, premier sorti » (FIFO). Cela signifie que lorsque tu vends une partie de ton portefeuille, les actions que tu as achetées en premier sont considérées comme celles que tu vends en premier. Ainsi, pour chaque vente, ton prix d'achat est calculé sur la base des parts les plus anciennes que tu détiens encore dans ton portefeuille. Cette règle détermine quelle partie de ton investissement est imposable et quel sera le montant de la plus-value imposable.

Exemple

Imaginons que tu aies acheté trois fois le même actif financier :

  • 10 actions à 100 € chacune en 2026
  • 20 actions à 150 € chacune en 2027
  • 70 actions à 200 € chacune en 2028

Plus tard en 2028, tu vends 25 actions au prix de 200 € chacune. Selon la règle FIFO, les 10 premières actions vendues proviennent de ton achat de 2026, et les 15 actions suivantes proviennent de ton achat de 2027. Ton gain imposable est donc de :

  • 10 × (€200 - €100) = €1,000
  • 15 × (€200 - €150) = €750

Total des gains imposables : 1 750

Le point crucial est que tu n'as pas le choix. Même si tu préfères vendre les actions les plus récentes, qui te rapporteraient généralement moins de bénéfices, l'administration fiscale applique strictement le principe FIFO.

Prix d'achat moyen pondéré pour les investissements achetés avant 2026

Il existe une règle supplémentaire si tu as acheté le même bien à plusieurs reprises avant le 1er janvier 2026. Pour ces « anciens » achats, tu n'utilises pas la méthode FIFO pour déterminer le prix d'achat. Tu dois plutôt utiliser un prix d'achat moyen pondéré par bien. Il s'agit d'une exception à la règle FIFO expliquée ci-dessus, qui ne s'applique qu'à partir de 2026.

En gros, tous tes achats avant 2026 de la même action ou du même ETF sont regroupés dans un seul panier avec un prix moyen par unité.

Exemple

Disons que t'as acheté des actions de l'ETF ABC avant 2026 :

  • 2022 : 100 actions à 50 € → 5 000 €
  • 2023 : 200 actions à 60 € → 12 000 €
  • 2024 : 150 actions à 70 € → 10 500 €

Au total :

  • 450 actions
  • Coût total : 27 500 €

Ton prix d'achat moyen pondéré est de :

27 500 € ÷ 450 = 61,11 € par action

D'un point de vue fiscal, les 450 « anciennes » actions sont considérées comme si tu les avais achetées 61,11 € chacune.

Maintenant, disons que le prix au 31 décembre 2025 (la date de référence) est de 80 € par action, et qu'en 2028, tu vends 200 actions à 90 €.

Pour ces 200 actions :

  • Valeur instantanée : 200 × 80 € = 16 000 €
  • Valeur de vente : 200 × 90 € = 18 000 €

Ton gain en capital imposable, c'est juste la partie après 2025 :

18 000 € − 16 000 € = 2 000 € de gain imposable

Le bénéfice compris entre 61,11 € et 80 € a été réalisé avant 2026, il reste donc non imposable.

Si tu achètes aussi plus de parts du même ETF après 2025, ces nouveaux achats suivent la règle FIFO normale expliquée plus haut. Quand tu vends, les parts les plus anciennes (le pool pré-2026 avec la moyenne pondérée) sont considérées comme vendues en premier, et les achats plus récents post-2025 ne sont utilisés qu'une fois que l'ancien pool est épuisé.

Tu dois être en mesure de prouver le prix d'achat

Si tu ne peux pas prouver le montant que tu as initialement payé pour un placement, l'administration fiscale belge considère que ton prix d'achat est nul. Cela signifie que la totalité du montant que tu reçois lors de la vente est considérée comme une plus-value imposable.

Ça peut devenir un vrai casse-tête pour les investisseurs en cryptomonnaies. Des plateformes d'échange ont fait faillite ou ont disparu, les transferts de portefeuille à portefeuille sont rarement accompagnés des justificatifs nécessaires, et la gestion autonome des actifs rend le suivi plus difficile qu'on pourrait le croire. Beaucoup d'investisseurs de la première heure n'ont tout simplement pas les justificatifs dont ils ont besoin.

Convertir des devises étrangères

Quand tu achètes ou vends des investissements dans une devise autre que l'euro, la loi fiscale belge te demande de convertir le prix d'achat et le prix de vente en euros. Tu dois utiliser le taux de change en vigueur au moment exact de la transaction, c'est-à-dire le taux du jour où tu achètes ou vends.

D'après ce qu'on a vu, ça peut être un peu déroutant quand les taux de change bougent beaucoup. Mais c'est important, parce que les impôts regardent toujours ce que tu gagnes en euros, pas dans la devise d'origine.

Exemple

Imagine qu'en 2026, tu achètes des actions américaines pour 1 000 dollars, alors que le taux de change est de 1 euro = 1,11 dollar. La valeur de ton achat en euros est de :

1 000 dollars / 1,11 = 901 euros

En 2028, tu vends les mêmes actions pour 1 200 $. Le taux de change à ce moment-là est de 1 euro = 1,20 dollar, donc la valeur de vente en euros est de :

1 200 $ / 1,20 = 1 000 €

Ta plus-value est de 99 €, ce qui correspond à la différence entre :

  • Prix de vente : 1 000 €
  • Prix d'achat : 901 €

Même si les actions ont pris de la valeur en dollars, seul le gain en euros compte pour l'impôt belge sur les plus-values.

Gains de change sur les comptes de caisse

Beaucoup d'investisseurs qui achètent des actions individuelles en dollars ont un compte en espèces en USD lié à leur compte-titres. Ça leur permet de faire facilement plusieurs transactions en dollars sans payer à chaque fois des frais de conversion de devises.

Le truc, c'est que chaque mouvement sur un compte en espèces comme ça peut aussi être soumis à l'impôt sur les plus-values. Quand tu achètes une action américaine, tu « vends » des dollars depuis ton compte en espèces. Si le taux de change a augmenté entre-temps, tu réalises un gain de change. C'est pareil quand tu changes des dollars en euros ou quand ton courtier prélève l'impôt sur les plus-values depuis ton compte en dollars.

Les courtiers ne calculent pas ces gains de change pour toi. Tu dois les suivre toi-même et les déclarer dans ta déclaration d'impôts. Le principe FIFO s'applique ici aussi : les premiers dollars reçus sont considérés comme « vendus » en premier.

Comment la taxe est prélevée par les courtiers et les plateformes

La manière dont l'impôt est prélevé dépend du lieu où ton courtier ou ta plateforme d'investissement est établi. Les règles diffèrent entre les plateformes belges et étrangères. Et même parmi les plateformes belges, tu auras la possibilité de « renoncer » à la retenue d'impôt automatique.

Il existe essentiellement trois systèmes :

  1. Courtiers belges avec retenue d'impôt automatique (opt-in)
  2. Courtiers belges avec « opt-out » : pas de retenue à la source
  3. Courtiers étrangers : pas de retenue du tout

1. Courtiers belges avec retenue d'impôt automatique (opt-in)

Si tu investis via un courtier, une banque ou une plateforme d'investissement belge, l'impôt sur les plus-values sera généralement prélevé automatiquement quand tu vends un investissement avec un bénéfice. C'est ce qu'on appelle la retenue à la source. Concrètement, ton courtier déduit 10 % de la plus-value au moment de la vente et le transfère directement aux autorités fiscales belges. À la fin de l'année, tu reçois une déclaration fiscale qui répertorie tes ventes et l'impôt déjà prélevé.

Ce système a ce qu'on appelle un effet libérateur. Comme l'impôt a déjà été payé, tu n'as pas besoin de déclarer à nouveau ces plus-values dans ta déclaration d'impôts.

Pourquoi la retenue à la source n'est pas parfaite

Même quand la retenue est activée, le système a des limites évidentes :

  • Les pertes ne sont pas prises en compte. Ton courtier ne compensera pas les plus-values par les pertes, même si la législation fiscale le permet.
  • L'exonération annuelle de 10 000 € n'est pas prise en compte. Même si tes gains totaux pour l'année sont inférieurs à 10 000 €, le courtier retiendra quand même 10 % sur chaque vente rentable.
  • Le moment photo du 31 décembre 2025 s'applique par défaut. Les courtiers calculeront les gains en utilisant le prix de la capture d'écran, même si vous avez acheté le placement plus tôt à un prix plus élevé.

Ce n'est pas parce que les courtiers font des difficultés. C'est simplement qu'ils n'ont pas une vue d'ensemble de ta situation. Ils ne savent pas ce que tu fais avec d'autres courtiers ou sur d'autres plateformes. La loi les oblige donc à envisager le pire scénario et à retenir la totalité de l'impôt sur chaque vente.

Demande cette exonération dans ta déclaration d'impôts

Comme ton courtier ne tient pas compte de l'abattement de 10 000 €, tu dois déclarer tes plus-values dans ta déclaration d'impôts annuelle pour en obtenir le remboursement. Si tu ne remplis pas ta déclaration, tu ne récupéreras pas le trop-perçu d'impôt retenu à la source.

Un prêt sans intérêts au gouvernement

Comme ton courtier ne tient pas compte de l'abattement de 10 000 €, tu dois déclarer tes plus-values dans ta déclaration d'impôts annuelle pour en obtenir le remboursement. Si tu ne remplis pas ta déclaration, tu ne récupéreras pas le trop-perçu d'impôt retenu à la source.

En plus de cette formalité administrative, ça présente deux autres inconvénients.

  1. Ça peut impliquer des calculs complexes de ton côté
  2. Ça peut prendre un certain temps avant que tu reçoives l'argent

Imagine qu'en janvier 2026, tu vends un ETF avec une plus-value de 7 000 €. C'est ta seule vente cette année-là. Comme les 10 000 premiers euros de plus-values par an sont exonérés d'impôt, ton impôt final devrait être nul. Mais au moment où tu vends, ton courtier ne sait pas si tu feras d'autres ventes plus tard dans l'année. Il doit donc partir du principe que la plus-value est imposable et prélever 10 %. Cela représente 700 € déduits immédiatement. Tu peux récupérer ces 700 € via ta déclaration d'impôts de 2026. Mais tu ne rempliras cette déclaration qu'aux alentours de juin 2027. Et le remboursement n'arrivera peut-être pas avant mi-2028.

Donc, même si la retenue automatique simplifie les choses au début, ça peut aussi vouloir dire que tu fais un prêt sans intérêts au gouvernement pendant jusqu'à deux ans et demi.

Période de transition début 2026

L'obligation légale pour les courtiers de prélever l'impôt ne prend effet qu'à compter du dixième jour suivant la publication de la loi au Moniteur belge (Belgisch Staatsblad), et non le 1er janvier 2026. Pendant la période transitoire (du 1er janvier 2026 jusqu'à cette date), un régime distinct s'applique :

  • Tu peux demander à ton courtier de retenir volontairement un montant équivalent à la retenue à la source sur les ventes réalisées au cours de cette période
  • Tu dois faire part de ton choix à ton courtier au plus tard le 30 juin 2026
  • Tu dois régler le montant retenu au plus tard le 30 septembre 2026

En pratique, la plupart des courtiers belges s'en occuperont automatiquement dès la publication de la loi, avec effet rétroactif sur les ventes réalisées depuis le début de l'année 2026.

2. Courtiers belges avec « opt-out » (pas de retenue à la source)

Pour éviter ce problème de paiement anticipé et les autres contraintes liées à la retenue à la source, la loi te donne la possibilité de « renoncer » à la retenue automatique. Si tu choisis cette option avant le début de l'année fiscale, ton courtier belge ne prélèvera pas les 10 % d'impôt au moment de la vente. À la place, tu devras déclarer et payer toi-même l'impôt sur les plus-values dans ta déclaration annuelle d'impôt sur le revenu.

Pourquoi tu pourrais préférer te désinscrire

Il peut être judicieux d'opter pour le retrait si :

  1. Tu veux compenser les pertes. Par exemple, lorsque tu as fait des gains sur certains investissements mais des pertes sur d'autres. Tu ne peux le faire que par le biais de ta déclaration d'impôts.
  2. Tu as acheté des actifs avant 2026 à un prix plus élevé. Tu pourrais être autorisé à utiliser ton prix d'achat initial au lieu de la valeur instantanée inférieure, ce qui réduit ton gain imposable.
  3. Tu ne veux pas attendre jusqu'à deux ans et demi pour obtenir un remboursement, comme dans l'exemple ci-dessus.

Tu fais les calculs toi-même

Si tu choisis de ne pas participer, c'est à toi qu'incombe cette responsabilité. Tu devras calculer toi-même tes gains imposables ou demander à un comptable de t'aider.

Calculateur taxe sur les plus-values

Calculer l'impôt sur les plus-values n'est pas une mince affaire. C'est pourquoi nous avons mis au point un outil qui s'en charge à ta place. Il analyse les transactions effectuées auprès de ton courtier et t'indique exactement le montant de l'impôt que tu dois payer, pour que tu saches quoi déclarer.

Calcule ta taxe sur les plus-values

Moins d'anonymat, plus de contrôle

Il y a un inconvénient majeur à choisir de ne pas participer au système. Lorsque tu déclares toi-même tes plus-values, tu perds la facilité offerte par la retenue à la source automatique. Avec le système de participation, les courtiers retiennent l'impôt et le versent aux autorités fiscales par tranches. Mais si tu choisis de ne pas participer, tu dois déclarer chaque transaction imposable directement aux autorités fiscales.

Cela permet aux autorités fiscales d'avoir une vue d'ensemble détaillée de tes investissements. Par exemple, sur la base de ces informations, elles peuvent estimer que tu n'investis plus conformément au principe de prudence. Si c'est le cas, tes plus-values peuvent être imposées à un taux beaucoup plus élevé de 33 % au lieu de 10 %.

Plusieurs courtiers ont envoyé des e-mails à leurs clients pour leur demander s'ils souhaitaient se désabonner.

3. Courtiers étrangers : pas de retenue du tout

Si tu utilises un courtier étranger, tel que DEGIRO, Trade Republic ou une autre plateforme sans succursale belge, la situation change complètement.

Les courtiers étrangers ne sont pas tenus de prélever l'impôt belge sur les plus-values. Ils ne s'en soucient tout simplement pas. Il n'y a pas non plus de garantie qu'un courtier étranger te fournisse une attestation fiscale compatible avec le système belge.

Ça veut dire que tu devras probablement :

  • Calculer toi-même tes gains et tes pertes, pour chaque transaction.
  • Tenir un registre de tous tes achats et de toutes tes ventes.
  • Déclarer tout correctement dans ta déclaration de revenus annuelle.

Cela peut être long et complexe, surtout si tu investis régulièrement ou si tu utilises plusieurs plateformes.

Curvo n'a pas de succursale en Belgique, donc on ne peut pas prélever l'impôt sur les plus-values pour toi. Mais on fera tout pour te faciliter la tâche quand tu devras déclarer les bons montants. Comme pour la taxe Reynders et la déclaration de ton compte Curvo, on te donnera des guides détaillés étape par étape et des calculs précis. Et si t'as des questions, on est là pour t'aider.

Comparaison : comment les courtiers gèrent l'impôt sur les gains en capital

Courtier belge (retenue) Courtier belge (opt-out) Courtier étranger
Comment les impôts sont traités 10 % d'impôts automatiquement retenus à chaque vente Pas de retenue à la source : tu déclares toi-même l'impôt dans ta déclaration annuelle. Pas de retenue à la source : tu dois tout calculer et déclarer manuellement.
Avantages Option la plus simple, aucune déclaration de revenus n'est nécessaire Tu peux compenser les pertes, appliquer les exemptions et éviter les remboursements anticipés. Les frais de transaction sont généralement moins élevés
Inconvénients Tu ne peux pas compenser tes pertes ni bénéficier d'une exonération ; tu devras peut-être attendre jusqu'à deux ans et demi pour obtenir un remboursement Exige plus d'administration et une divulgation complète des transactions Rapports complexes, risque élevé d'erreurs, pas de soutien fiscal belge.
Meilleur pour Simplicité et automatisation Contrôle et efficacité fiscale Si tu es à l'aise avec la paperasserie et les déclarations de revenus.

Les principaux enseignements sont les suivants :

  • Courtier belge avec retenue à la source : option la plus simple, mais tu risques de payer temporairement trop et d'attendre un remboursement.
  • Courtier belge avec option de dérogation : plus de contrôle et un accès plus rapide à ton argent, mais tu devras remplir ta déclaration d'impôts toi-même.
  • Courtier étranger : DIY complet sans retenue et très probablement pas d'aide (sauf pour Curvo !).

La taxe de sortie lorsque tu déménages de Belgique

Si tu vis en Belgique et que tu décides de déménager dans un autre pays, tu pourrais être concerné par ce qu'on appelle l'impôt de sortie.

Lorsque tu transfères ta résidence fiscale hors de Belgique, la loi considère que tu as « vendu » tous tes placements à ce moment-là, même si tu n’as en réalité rien vendu. Cela signifie que tous les gains latents (bénéfices qui n’existent que sur le papier) accumulés depuis le 1er janvier 2026 sont imposés comme s’ils avaient été réalisés.

En bref : lorsque tu quittes la Belgique, tu peux être redevable d'un impôt sur des bénéfices que tu n'as pas encore encaissés.

Tu n'as pas besoin de payer tout de suite si tu déménages au sein de l'UE ou de l'EEE

La bonne nouvelle, c'est que la Belgique reconnaît à quel point cela serait injuste pour les personnes qui se déplacent fréquemment pour leur travail, en particulier les citoyens de l'UE et les professionnels étrangers.

Si tu déménages dans un pays qui fait partie de la :

  • Union européenne (UE),
  • Espace économique européen (EEE), y compris la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein, ou
  • tout autre pays ayant conclu une convention fiscale qui prévoit l'échange d'informations et la coopération avec la Belgique,

tu bénéficieras alors automatiquement d'un report. Cela signifie que tu n'auras pas à payer l'impôt de sortie immédiatement lorsque tu quitteras la Belgique.

Exemple : un employé de l'UE qui déménage à l'étranger

Imaginons que tu travailles pour une institution européenne à Bruxelles et que tu prévoies de déménager au Luxembourg en 2026 pour occuper un nouveau poste. Tu possèdes un portefeuille d'ETF dont la valeur a augmenté depuis 2026.

Normalement, quitter la Belgique entraînerait l'application d'une taxe de sortie, car tu transfères ta résidence fiscale à l'étranger. Mais comme le Luxembourg est un pays de l'UE, le paiement de tes impôts est automatiquement reporté. Tu n'auras pas à vendre tes placements ni à payer d'impôt sur ceux-ci lors de ton déménagement.

Tant que tu ne vends pas ces placements dans les deux ans et que tu continues à résider dans l'UE, l'obligation fiscale prendra fin au bout de 24 mois. Tu n'auras en fait jamais à payer l'impôt de sortie.

La « période de suivi » de 24 mois

Lorsque tu déménages, le report d'impôt dure 24 mois. Pendant cette période :

  1. Tu ne peux pas vendre les placements concernés par le report d'imposition. Si tu le fais, l'impôt devient immédiatement exigible en Belgique.
  2. Tu peux déménager à nouveau pendant cette période (par exemple, de la Belgique à la France, puis à l'Allemagne), tant que tu restes au sein de l'UE, de l'EEE ou d'un pays signataire du traité.

Chaque année, tu devras envoyer une brève confirmation aux autorités fiscales belges pour montrer que tu remplis toujours ces conditions. Si tu oublies de le faire, le report prend fin et l'impôt devient exigible.

Si tu déménages dans un pays situé en dehors de l'UE ou de l'EEE, ou dans un pays avec lequel il n'existe pas de convention fiscale applicable, le report n'est pas automatique. Tu peux toujours demander un report de paiement, mais tu devras fournir une garantie financière, telle qu'un dépôt bancaire ou une caution, pour couvrir le montant de l'impôt éventuel.

Quand la taxe de sortie expire-t-elle ?

Après 24 mois :

  • Si tu es rentré en Belgique et que tu n'as pas vendu tes placements, l'impôt de sortie est annulé.
  • Si tu es resté à l'étranger et que tu détiens toujours ces placements, l'obligation fiscale expire. Tu n'auras rien à payer.

Principaux enseignements

Pour la plupart des étrangers qui vivent et travaillent en Belgique, en particulier ceux qui pourraient déménager ailleurs en Europe, l'impôt de sortie n'entraînera pas de coût immédiat. Si tu déménages dans un autre pays de l'UE ou de l'EEE, ton paiement est automatiquement reporté, et l'obligation fiscale disparaît au bout de deux ans si tu ne vends pas tes placements. Mais si tu prévois de déménager hors d'Europe, ou si tu oublies de respecter les conditions de déclaration, tu pourrais te retrouver avec une véritable facture fiscale sur tes plus-values. Il est donc judicieux de te préparer avant de quitter la Belgique.

Stratégie pour les investisseurs belges

L'impôt sur les plus-values pourrait modifier certains aspects pratiques pour les investisseurs en Belgique, mais il ne change en rien les principes fondamentaux d'un bon investissement.

La récolte des pertes fiscales seulement si elle a du sens

Certains investisseurs pourraient être tentés de vendre des ETF à perte pour compenser d'autres gains et réduire leur facture fiscale. Cela peut fonctionner, mais cela implique des frais de transaction, une taxe boursière et le risque de passer à côté de gains futurs si le marché rebondit peu après ta vente.

En pratique, c'est difficile à faire correctement. Et ça va à l'encontre de la mentalité d'un investisseur assidu qui achète et conserve ses titres : investir sereinement, éviter de tout remanier et laisser le temps faire son œuvre.

S'en tenir aux principes fondamentaux

Même avec cette nouvelle taxe, les principes fondamentaux de l'investissement à long terme restent les mêmes :

  • Investis régulièrement dans des ETF diversifiés à l'échelle mondiale.
  • Reste investi indépendamment de ce que fait le marché.
  • Suis une stratégie disciplinée en investissant une partie de ton revenu chaque mois.

Cette nouvelle taxe pourrait avoir une incidence sur la manière dont ton courtier gère les transactions, mais elle ne change en rien les raisons pour lesquelles l'investissement dans les ETF fonctionne. Les investisseurs qui réussissent le mieux restent ceux qui achètent, conservent leurs titres et laissent la croissance composée faire son œuvre, tout en restant sereins.

Ce sont les raisons pour lesquelles Curvo convient parfaitement à l'investisseur qui souhaite simplement faire fructifier son patrimoine. Les portefeuilles sont composés de fonds indiciels diversifiés à l'échelle mondiale, ce qui signifie que tu gagnes une partie de la croissance de l'économie mondiale. En mettant en place une contribution mensuelle automatisée à partir de 50 €, tu peux adopter les meilleures habitudes en matière d'argent sans effort. Enfin, tu peux fixer ton objectif et suivre tes progrès pour l'atteindre.

L'ouverture d'un compte Curvo ne prend que quelques minutes

Évitez la galère des comptes en devises étrangères

Si tu achètes des actions individuelles en dollars via un compte en espèces en USD, tu dois vérifier les gains de change à chaque mouvement sur ce compte. Ça te donne vite une montagne de calculs à faire.

Une solution simple pour éviter ça : investis dans des ETF libellés en euros. Ton courtier gère automatiquement le taux de change à l'achat et à la vente, et tu n'as pas besoin d'un compte en espèces distinct dans une devise étrangère. Pas de calculs supplémentaires, pas de déclarations supplémentaires.

Avec Curvo, tu investis dans des ETF en euros, donc pas besoin de comptes en devises étrangères. Pas besoin de se prendre la tête avec les gains de change.

Conclusion

L'impôt sur les plus-values ajoute une nouvelle couche à l'investissement en Belgique, mais ce n'est pas la fin du monde. Avec une exonération de 10 000 € que vous pouvez même accumuler au fil du temps, et la possibilité de compenser les pertes par les gains, beaucoup d'entre vous ne seront pratiquement pas touchés dans la pratique.

Ce qui change, c'est l'administration. Tu devras mieux garder trace de tes achats et ventes. Tu devras peut-être demander le remboursement des impôts payés en trop via ta déclaration annuelle. Et si tu investis via un courtier étranger, tu devras faire tous les calculs toi-même. Ce ne sont pas des obstacles insurmontables, mais ça peut être vraiment pénible.

La bonne nouvelle, c'est que les plateformes s'adaptent. Certaines vont prélever l'impôt automatiquement. D'autres, comme Curvo, vont te donner des conseils clairs et t'aider à déclarer correctement. Dans tous les cas, le but reste le même : se constituer un patrimoine petit à petit en investissant dans des fonds indiciels diversifiés et en gardant ses placements sur le long terme. C'est ça qui rapporte vraiment, pas les astuces fiscales.