Revolut est devenue l'une des applications financières les plus populaires d'Europe. Ce qui a commencé comme une carte de voyage pour éviter les taux de change défavorables s'est transformé en une super-application à part entière proposant des services bancaires, des cryptomonnaies, le trading d'actions et bien plus encore. Leur dernière nouveauté est un robot-conseiller qui promet de gérer automatiquement tes investissements à partir de seulement 100 €.
Ça a l'air séduisant : tu ouvres l'appli que tu utilises déjà pour tes opérations bancaires quotidiennes, tu réponds à quelques questions, et tu laisses un algorithme s'occuper de tes investissements. Mais qu'y a-t-il réellement dans ces portefeuilles ?
On a créé un compte et on a examiné chaque portefeuille en détail. On a constaté des paris sectoriels sur les sociétés minières aurifères et le métaverse, d'importants chevauchements entre les fonds indiciels américains, et pas moins de 19 ETF dans un seul portefeuille. Ce n'est pas vraiment ce à quoi on s'attendrait d'un produit qui promet un investissement simple et diversifié.
L'aperçu
Comment fonctionne le robot-conseiller de Revolut
Lorsque tu lances le robot-conseiller dans l'application Revolut, tu commences par remplir un questionnaire d'adéquation. Celui-ci porte sur tes objectifs d'investissement, ta tolérance au risque, ta situation financière, tes connaissances en matière d'investissement et tes préférences ESG. En fonction de tes réponses, Revolut t'attribue l'un de ses cinq portefeuilles modèles.
Ton argent est ensuite investi dans un portefeuille d'ETF. Selon le niveau de risque, cela peut représenter entre 12 et 19 fonds différents. L'algorithme rééquilibre automatiquement ton portefeuille chaque mois afin de maintenir les répartitions conformes à l'objectif. Un gestionnaire d'investissement humain supervise toujours la stratégie générale et peut passer outre l'algorithme lors d'événements de marché extrêmes, comme une pandémie ou une crise financière. Tu ne peux pas choisir manuellement des régions ou des secteurs spécifiques. Le robo-conseiller est conçu pour la simplicité, et non pour les investisseurs qui souhaitent un contrôle minutieux de leur portefeuille.
Revolut propose deux types de portefeuilles : les portefeuilles Core et les portefeuilles ESG, qui tiennent également compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Tu peux choisir entre les deux lors du questionnaire d'inscription via l'application.

À propos de Revolut
Revolut a été fondée en 2015 par Nikolay Storonsky et Vlad Yatsenko, à l'origine comme application de change et de carte de voyage. Depuis, elle s'est rapidement développée pour devenir une super-application financière comptant plus de 45 millions de clients dans le monde entier. En 2024, Revolut a obtenu une licence bancaire complète au Royaume-Uni. Pour les investisseurs belges qui souhaitent investir, l'entité importante est Revolut Securities Europe UAB, une société d'investissement lituanienne réglementée par la Banque de Lituanie. C'est cette société qui fournit le service de robo-conseiller. Ce n'est pas une société belge et elle n'est pas directement réglementée par la FSMA, bien qu'elle soit enregistrée auprès de la FSMA pour offrir ses services en Belgique grâce au passeport européen. Revolut a récemment ouvert une agence bancaire en Belgique, mais cela ne s'applique pas à ses services d'investissement.
Les portfolios
Revolut propose cinq portefeuilles, chacun avec un niveau de risque différent :
Ces répartitions sont basées sur notre analyse des portefeuilles en mai 2026. Revolut précise que les portefeuilles sont « adaptés de manière dynamique », ce qui signifie que leur composition exacte évolue au fil du temps.
Dominé par Amundi
Environ 80 % des ETF de l'ensemble des portefeuilles proviennent d'un seul fournisseur : Amundi. Quelques fonds iShares, UBS, Xtrackers et Invesco viennent compléter le tableau. La plupart des robots-conseillers indépendants ont recours à des fonds provenant de plusieurs fournisseurs. Le fait de s'appuyer autant sur un seul fournisseur soulève la question de savoir si ce choix a été motivé par la qualité des fonds ou par un accord commercial avec Amundi.
Expositions sectorielles dans un produit « passif »
Chaque portefeuille contient des ETF sectoriels et thématiques, ce qui est inhabituel pour un produit basé sur l'investissement passif. Il s'agit là de paris actifs sur les secteurs qui devraient surperformer. Si tu choisis un robot-conseiller pour un investissement diversifié sans intervention de ta part, tu ne t'attends probablement pas à trouver dans ton portefeuille une surpondération de 2 % dans les mines d'or ou une allocation au « métaverse ».
Un chevauchement important aux États-Unis
La partie actions s'appuie sur trois fonds américains distincts : Amundi S&P 500 II (non couvert), Amundi S&P 500 II EUR Hedged et Amundi Nasdaq-100 II. Dans le portefeuille Bold Stack, ceux-ci représentent 33,5 % du total des actifs. Mais le chevauchement entre eux est important : environ 80 % du Nasdaq-100 fait déjà partie du S&P 500. Détenir les deux, c'est miser trois fois plus sur les méga-capitalisations technologiques américaines.
Détenir à la fois un fonds S&P 500 couvert et un fonds S&P 500 non couvert dans le même portefeuille est également un choix étrange. Soit tu couvres ton exposition au dollar, soit tu ne le fais pas. Détenir les deux est une demi-mesure qui ne sert aucun objectif précis.

Pas un simple fonds indiciel mondial
Pour les investisseurs qui misent sur les indices européens, la solution la plus courante consiste à opter pour un seul fonds qui suit l'indice MSCI World ou FTSE All-World. Revolut ne suit pas cette approche. À la place, la plateforme construit une exposition aux actions mondiales en combinant différents ETF : américains, européens, japonais, des marchés émergents, du Pacifique et thématiques. Ça fait plus d'éléments à gérer, plus d'opérations de rééquilibrage, et ça n'apporte pas d'avantage clair en matière de diversification par rapport à un seul fonds mondial.
Le portefeuille « Balanced Bundle » en détail
Pour te donner une idée de la complexité, voici la composition complète du « Balanced Bundle » (niveau de risque 3/5) :
Actions (64 % répartis sur 13 ETF)
Obligations (36 % répartis sur 6 ETF)
Le 1 % restant est constitué de liquidités (pour couvrir les frais Revolut). Au total, ça fait 19 ETF différents plus une position en liquidités pour un seul portefeuille. À titre de comparaison, la plupart des robots-conseillers basés sur des indices parviennent à une diversification mondiale couvrant des milliers d'entreprises avec seulement 2 à 5 fonds.
En quoi les autres portefeuilles diffèrent-ils ?
Ces cinq portefeuilles utilisent le même ensemble d'ETF, mais avec des pondérations différentes. À mesure que le risque augmente, la part des obligations diminue et celle des placements sectoriels augmente :
- Le portefeuille « Defensie » (12 ETF) est composé à 92 % d'obligations, mais un tiers de ce montant est investi dans des obligations d'entreprises à haut rendement (20,4 %) et des obligations d'État des marchés émergents libellées en dollars américains (15,4 %).
- « Slow and Steady » (15 ETF) propose une répartition actions/obligations plus classique de 31/68.
- Le portefeuille « Bold Stack » (16 ETF) porte la part des actions à 85 % et ne conserve que trois fonds obligataires.
- La stratégie « Aggressive Growth » (13 ETF) abandonne complètement les obligations : 99 % d'actions, avec des expositions sectorielles maximales : 9,9 % dans le secteur financier, 7,2 % dans l'industrie et 4,5 % dans le fonds « métaverse ».
« Défensif » est moins défensif qu'il n'y paraît
Le portefeuille « Défensif » consacre 92 % de ses actifs aux obligations, ce qui semble sûr. Mais regarde la composition de ces obligations : 20,4 % sont des obligations d'entreprises à haut rendement et 15,4 % des obligations d'État des marchés émergents libellées en dollars américains. Cela représente plus d'un tiers du portefeuille en titres à revenu fixe plus risqués. Quelqu'un qui choisit l'option « Défensif » ne s'attend probablement pas à une telle exposition à ces types d'obligations et à la dette des marchés émergents.
Des actions qui rapportent des dividendes, mais aussi quelques obligations à distribution
La plupart des ETF sur actions sont de type « accumulation », ce qui est une bonne nouvelle pour les investisseurs belges. Les dividendes sont réinvestis au sein du fonds, ce qui évite l'impôt de 30 % sur les dividendes que les fonds de distribution entraînent. Les exceptions sont l'ETF UBS Gold Miners et l'ETF Amundi Pacific Ex Japan, qui sont tous deux des fonds de distribution. Du côté des obligations, l'ETF Invesco US Treasury Bond et certains fonds obligataires iShares distribuent également des dividendes. L'impact de l'impôt sur les dividendes est moindre que si tous les fonds distribuaient des dividendes, mais il est toujours présent.
Frais
Revolut facture des frais de gestion annuels de 0,75 %, calculés chaque mois sur la base du solde quotidien moyen de ton portefeuille. Ces frais couvrent la gestion du portefeuille, le rééquilibrage, la conservation des titres et les transactions. Il n'y a ni commission de performance, ni frais d'entrée, ni frais de sortie.
En plus des frais de gestion, les ETF sous-jacents ont leurs propres coûts (le TER, ou ratio des frais totaux). Pour les ETF utilisés dans le Bold Stack, ceux-ci varient entre environ 0,20 % et 0,50 % par fonds. Tu ne les paies pas séparément ; ils sont déduits de la performance du fonds.
Le coût annuel total se situe donc entre 1,00 % et 1,25 % environ, selon la composition de ton portefeuille. C'est à peu près le même ordre de grandeur que d'autres robots-conseillers comme MeDirect MeManaged (1,3 %), mais c'est plus cher que d'acheter toi-même des ETF par l'intermédiaire d'un courtier.
Facilité d'utilisation
Taxes
C'est là que les choses se compliquent pour les investisseurs belges. Bien que Revolut dispose d'une succursale bancaire en Belgique, le service de conseil en investissement automatisé est fourni par une entité distincte : Revolut Securities Europe UAB, enregistrée en Lituanie. Comme tes investissements sont détenus par cette entité lituanienne, Revolut ne s'occupe pas de tes obligations fiscales en Belgique. C'est à toi qu'il incombe entièrement de les déclarer et de les payer.
Voici ce à quoi tu dois faire face :
- TOB (taxe sur les transactions): chaque fois que des ETF sont achetés ou vendus dans ton portefeuille (y compris lors d'un rééquilibrage), la taxe belge sur les transactions s'applique. C'est à toi de la déclarer et de la payer. Avec 12 à 19 ETF par portefeuille et un rééquilibrage mensuel, cela représente beaucoup d'opérations potentiellement imposables.
- Impôt sur les dividendes: la plupart des ETF sur actions sont de type « accumulation », ils ne donnent donc pas lieu à un impôt sur les dividendes. Cependant, certains titres sont de type « distribution » (l'ETF UBS Gold Miners, certains fonds obligataires), et pour ceux-ci, une retenue à la source de 30 % s'applique. Tu dois t'en occuper toi-même.
- Impôt Reynders: lorsque tu vends des fonds contenant plus de 10 % d'obligations, tu dois payer un impôt de 30 % sur les plus-values réalisées sur la partie obligataire. Tous les portefeuilles Revolut, à l'exception de « Aggressive Growth », comportent une part importante d'obligations ; cet impôt est donc susceptible de s'appliquer.
Revolut met à ta disposition des relevés mensuels de comptes de résultats ainsi qu'un bilan consolidé annuel que tu peux télécharger depuis l'application (dans la rubrique « Documents et relevés »). Ces documents te seront utiles pour remplir ta déclaration d'impôts, mais c'est à toi qu'il revient de déclarer et de payer tes impôts.
Avec jusqu'à 19 ETF dans un seul portefeuille et un rééquilibrage mensuel, le nombre de transactions individuelles que tu dois suivre peut vite grimper. La complexité fiscale est un inconvénient évident par rapport aux services qui s'occupent des questions fiscales à ta place.
Tu dois déclarer ton compte Revolut à la BNB
Oui. Comme Revolut Securities Europe UAB est une entité lituanienne, les résidents belges doivent déclarer ce compte à la Banque nationale de Belgique (BNB) et l'inclure dans leur déclaration d'impôts annuelle. On a rédigé un guide détaillé sur la manière de déclarer un compte Revolut en Belgique.
Plans d'épargne automatisés
Revolut propose des investissements programmés au quotidien, chaque semaine, chaque mois ou chaque trimestre. Un versement manuel nécessite un montant minimum de 10 €. Il existe également une fonctionnalité « petite monnaie » qui arrondit tes achats par carte de débit et investit la différence. Si tu achètes un café à 2,59 €, les 0,41 € restants sont investis. Tu peux même activer un « accélérateur » qui multiplie le montant de la petite monnaie jusqu'à 10 fois.
Soutien à la clientèle
L'assistance est disponible via le chat intégré à l'application, mais elle n'est pas assurée par un humain. Tu discutes principalement avec un agent IA. Il n'y a pas de ligne téléphonique dédiée pour les clients belges.
Les fractions d'actions sont prises en charge
Oui, les fractions d'actions sont prises en charge. Tout ton argent est investi, sans qu'aucune somme ne reste inutilisée.
Plateforme
Le robot-conseiller n'est disponible que via l'application mobile Revolut (iOS et Android). Revolut propose bien une application web, mais celle-ci se limite à des fonctionnalités de base comme la consultation des comptes et le téléchargement des relevés. Le robot-conseiller et les autres produits d'investissement ne sont pas disponibles sur la plateforme web.
Facilité d'utilisation : 3/5
Si tu utilises déjà Revolut pour tes opérations bancaires quotidiennes, le robot-conseiller est facile à configurer. Le questionnaire d'adéquation ne prend que quelques minutes, et tout le processus se déroule directement dans l'application. L'interface est claire et intuitive. Elle perd toutefois quelques points en raison de la complexité fiscale. Pour les investisseurs belges, gérer les déclarations d'impôt TOB, d'impôt sur les dividendes et d'impôt Reynders représente une charge administrative pour laquelle l'application n'apporte aucune aide.
Créer un compte
Pour commencer
Tu dois disposer d'un compte Revolut pour utiliser le robot-conseiller. Si tu en as déjà un, tu peux configurer le robot-conseiller directement depuis l'application. L'investissement minimum est de 100 €, ce qui est inférieur aux 5 000 € exigés par d'autres robots-conseillers.
Une fois l'investissement initial effectué, tu peux ajouter des montants à partir de 10 € à chaque fois, soit manuellement, soit via une planification automatique.
Et voilà itsme
Comme la plupart des applications financières belges, Revolut utilise itsme la vérification d'identité. Tu peux également effectuer la vérification via la procédure propre à l'application, qui consiste à télécharger une pièce d'identité et à prendre un selfie.
Pas d'enfants ni de comptes joints
Le robot-conseiller de Revolut est réservé aux personnes âgées de 18 ans et plus. Il n'existe pas d'options pour les comptes enfants ni pour les comptes d'investissement communs.
Revolut est-il sûr ?
Sous le contrôle de la Banque de Lituanie
Revolut Securities Europe UAB est agréée et réglementée par la Banque de Lituanie, qui fait partie de l'Eurosystème. Elle opère en Belgique grâce au passeport européen, ce qui signifie qu'elle peut proposer ses services dans tout l'EEE sans avoir besoin d'une licence distincte dans chaque pays. L'entité est enregistrée auprès de la FSMA, mais c'est la Lituanie qui assure la surveillance principale.
C'est important, car en cas de problème, tu auras affaire aux autorités de régulation et aux instances de règlement des litiges lituaniennes, et non belges. C'est une différence notable par rapport aux services réglementés en Belgique.
Pas de prêt de titres ni de rémunération pour le flux d'ordres
Revolut a confirmé ne pas pratiquer le prêt de titres avec les ETF de ton portefeuille. L'entreprise n'a pas non plus recours au paiement pour flux d'ordres (PFOF), car la réglementation de l'EEE lui impose d'agir dans ton meilleur intérêt lors de l'acheminement des ordres.
Protection des investisseurs : 22 000 €
Tes investissements sont protégés jusqu'à 22 000 € par le système lituanien d'assurance des dépôts et des investissements. Cette protection s'applique si Revolut Securities Europe UAB venait à faire faillite (c'est-à-dire si elle ne pouvait plus te restituer tes actifs). Elle ne te protège pas contre les pertes liées au marché.
Tes titres sont conservés dans des comptes distincts, ce qui signifie qu'ils sont séparés des actifs propres à Revolut. Si Revolut venait à faire faillite, tes investissements devraient t'être intégralement restitués, quelle que soit la limite de 22 000 €.
Peux-tu transférer des titres vers un autre compte ?
Selon les conditions générales de Revolut, tu ne peux pas transférer d'instruments financiers vers ou depuis ton portefeuille géré par un robot-conseiller. Si tu souhaites cesser d'utiliser le service, ta seule option est de tout vendre et de retirer les fonds. Il s'agit là d'une contrainte à prendre en compte avant d'investir une somme importante.
Une meilleure option pour les Belges : investir via Curvo
Nous avons créé Curvo pour simplifier l'investissement pour les Belges. Tout comme le robot-conseiller de Revolut, Curvo gère ton portefeuille automatiquement. Mais l'approche est différente.
Des fonds indiciels généraux plutôt que des « paris »
Les portefeuilles Curvo s'appuient sur des fonds indiciels qui reflètent l'économie mondiale. Au lieu de miser sur des secteurs spécifiques comme la finance, l'industrie ou les sociétés minières aurifères, tu investis dans plus de 7 500 entreprises issues de tous les secteurs et de toutes les régions. Ces portefeuilles utilisent entre 2 et 5 fonds provenant de plusieurs prestataires (Vanguard, iShares, Amundi), plutôt que 19 ETF dominés par un seul prestataire.
Lors de ton inscription, tu réponds à quelques questions sur tes objectifs, ton horizon d'investissement et ta tolérance au risque. En fonction de tes réponses, on te propose le portefeuille qui te convient le mieux.

Avantage fiscal pour les Belges
Curvo investit uniquement dans des fonds de capitalisation, ce qui signifie que les dividendes sont automatiquement réinvestis dans le fonds. Cela permet d'éviter l'impôt de 30 % sur les dividendes auquel sont soumis les fonds de distribution. Les ETF sur actions de Revolut sont eux aussi majoritairement des fonds de capitalisation, mais les portefeuilles comprennent tout de même quelques fonds de distribution (l'ETF sur les sociétés minières aurifères, certains fonds obligataires).
La différence la plus importante concerne la taxe sur les transactions (TOB). Les fonds des portefeuilles Curvo ne sont pas soumis à la TOB. Ça te permet d'économiser entre 0,12 % et 1,32 % sur chaque transaction. Avec Revolut, la TOB s'applique à chaque achat et à chaque vente, y compris lors du rééquilibrage mensuel. Avec jusqu'à 19 ETF par portefeuille, ça fait beaucoup de transactions.
Curvo te fournit également les chiffres exacts pour ta déclaration d'impôts annuelle et te propose des guides étape par étape pour t'aider à la remplir.
Le développement durable au cœur de notre démarche
Curvo n'investit pas dans des entreprises considérées comme nuisibles à la planète. Les secteurs tels que les énergies non renouvelables, l'armement et le tabac sont exclus.
À partir de 50 €
Le montant minimum d'investissement chez Curvo est de 50 €, contre 100 € chez Revolut. Et tu peux mettre en place des investissements mensuels automatiques par prélèvement automatique.
Conclusion
Le robot-conseiller de Revolut est une option pratique si tu utilises déjà l'application et que tu cherches un moyen simple de te lancer dans l'investissement. Le montant minimum de 100 €, les frais de gestion de 0,75 % et des fonctionnalités comme l'investissement des petites sommes le rendent accessible aux débutants. Mais les portefeuilles sont plus complexes qu'ils n'y paraissent à première vue. En y regardant de plus près, nous avons trouvé entre 12 et 19 ETF par portefeuille, provenant pour la plupart d'un seul fournisseur (Amundi), avec des paris sectoriels et thématiques sur les sociétés minières aurifères, le métaverse et les valeurs financières. Ce n'est pas l'investissement indiciel simple et diversifié que la plupart des gens attendent d'un robo-advisor. Pour les investisseurs belges, la situation fiscale ajoute à la complexité. Tu dois gérer toi-même la TOB, l’impôt sur les dividendes et l’impôt Reynders. Avec un rééquilibrage mensuel sur autant d’ETF, la charge administrative s’alourdit. Et ton compte doit être déclaré à la BNB.
Si tu préfères investir dans des fonds indiciels généraux, sans miser sur un secteur particulier et avec moins de tracas fiscaux, jette un œil à Curvo. Ton portefeuille est composé de fonds à capitalisation exonérés de l'impôt sur les plus-values, et tu bénéficies d'une aide pour ta déclaration d'impôts. Tu peux commencer dès 50 €.