Les meilleurs investissements en Belgique en 2026

30 mars 2026
9 minutes

Tout le monde veut le "meilleur investissement" pour son argent. C'est pour cela que tu lis cet article, pour trouver l'endroit parfait où placer tes économies et qui te rendra riche avec un minimum de risques.

Pourtant, l'inconfortable vérité est que la plupart des Belges finissent par garder leur argent sur des comptes d'épargne qui rapportent moins de 1 % d'intérêts tandis que l'inflation érode lentement leur pouvoir d'achat. Ou bien ils se lancent dans des investissements compliqués qu'ils ne comprennent pas entièrement, payant souvent des frais élevés en cours de route.

Nous allons faire la part des choses et nous concentrer sur ce qui fonctionne réellement pour la constitution d'un patrimoine à long terme en Belgique. Nous comparerons les options d'investissement les plus courantes, des comptes d'épargne à l'immobilier en passant par les actions, et nous te montrerons pourquoi une approche simple et peu coûteuse pourrait être ta meilleure voie.

Qu'entend-on par "meilleurs investissements" ?

Quand on te demande quel est le « meilleur » placement, on pourrait croire qu’il existe une réponse parfaite. En réalité, tout dépend de toi : de tes objectifs, de ton horizon temporel et de ta tolérance au risque. Un placement idéal pour réaliser un profit rapide n’est pas le même que celui qui convient pour une croissance régulière sur 20 ans. Dans cet article, on se concentre sur l’investissement à long terme pour les débutants en Belgique. Cela signifie que nous recherchons une option capable de faire fructifier ton patrimoine de manière fiable au fil des années et des décennies, et pas seulement un gain rapide. En général, les meilleurs investissements à long terme présentent deux caractéristiques clés : des rendements supérieurs à ceux de l'épargne en espèces, et un niveau de risque que tu peux supporter malgré les hauts et les bas. Dans cette optique, voyons ce que font la plupart des Belges avec leur argent et pourquoi tu pourrais envisager de faire les choses différemment.

En tant que Belges, nous aimons épargner

Les Belges sont réputés pour être de bons épargnants. Au niveau national, plus de 300 milliards d’euros sont placés sur des comptes d’épargne réglementés : une somme colossale ! Ces comptes d’épargne sont très prisés car ils sont extrêmement sûrs (tes dépôts sont garantis par l’État jusqu’à 100 000 €) et faciles à comprendre. Tu y déposes de l’argent, tu perçois un petit intérêt et tu peux retirer tes fonds à tout moment. Il y a toutefois un gros inconvénient : les taux d’intérêt sont très bas. En effet, de nombreuses grandes banques en Belgique offrent des taux d'intérêt compris entre 0,30 % et 0,60 % par an sur l'épargne. Parallèlement, l'inflation (la hausse du coût de la vie) peut atteindre environ 2 % ou plus. Le calcul n'est pas réjouissant. Si ton argent rapporte 0,5 % mais que les prix augmentent de 2 %, tu perds en réalité du pouvoir d'achat chaque année.

Pour faire simple : garder tout ton argent sur un compte d'épargne à faible taux d'intérêt peut sembler « sûr », mais ça garantit presque à coup sûr que ton patrimoine ne va pas s'accroître. Au bout de quelques années, tu remarqueras que le solde de ton compte n'a pas suivi la hausse des prix. C'est pourquoi beaucoup de gens se mettent à chercher le meilleur placement : ils veulent que leur argent travaille vraiment pour eux, et non qu'il perde de la valeur en termes réels. Ne te méprends pas : un compte d'épargne est important pour constituer ton fonds d'urgence (une somme mise de côté pour faire face aux imprévus). Mais une fois ce coussin de sécurité constitué, il est judicieux de regarder au-delà du compte d'épargne si tu souhaites une croissance à long terme.

Immobilier

En dehors des comptes d'épargne, l'une des premières choses que les gens considèrent comme un « bon investissement », c'est l'immobilier. On dit qu'en Belgique, on naît avec une brique dans le ventre. Par exemple, acheter un appartement ou une maison pour le louer, ou simplement le garder et le revendre plus tard en faisant un bénéfice. En Belgique, l'immobilier jouit d'une réputation un peu en or. Posséder une maison est un objectif pour beaucoup, et ceux qui en ont les moyens peuvent acheter un deuxième bien immobilier à titre d'investissement. Voyons si l'immobilier est le meilleur investissement pour un débutant.

L'immobilier est un actif tangible, puisque tu peux voir et toucher une maison. Il a tendance à conserver sa valeur ou à prendre de la valeur sur le long terme, surtout dans les endroits prisés (pense à la façon dont les prix de l'immobilier dans les villes ont grimpé au fil des décennies). Si tu la loues, elle te procure un revenu mensuel (loyer). Elle est également quelque peu protégée contre l'inflation : lorsque les prix augmentent, la valeur des biens immobiliers et les loyers augmentent souvent aussi. Beaucoup de gens apprécient également le fait que l'immobilier soit un investissement « forcé ». Cela signifie qu'une fois que tu l'as acheté, tu es obligé d'épargner (via les remboursements hypothécaires et l'entretien), ce qui te permet de te constituer un capital au fil du temps.

Les avantages de l'immobilier

L'immobilier est un actif tangible, puisque tu peux voir et toucher une maison. Il a tendance à conserver sa valeur ou à prendre de la valeur à long terme, surtout dans les endroits prisés (pense à la façon dont les prix de l'immobilier dans les villes ont grimpé au fil des décennies). Si tu le loues, il te procure un revenu mensuel (le loyer). Il est aussi relativement protégé contre l'inflation ; quand les prix augmentent, la valeur des biens immobiliers et les loyers augmentent souvent aussi. Beaucoup de gens apprécient également le fait que l'immobilier soit un investissement « forcé ». Cela signifie qu'une fois que tu l'as acheté, tu es obligé d'épargner (via les remboursements hypothécaires et l'entretien), ce qui te permet de te constituer un capital au fil du temps.

Les inconvénients de l'immobilier

L'immobilier présente des barrières élevées à l'entrée. Pour acheter une propriété, il faut généralement disposer d'une importante somme d'argent au départ (un acompte, généralement de 10 à 20 % du prix de la propriété, plus des frais). En Belgique, les coûts de transaction sont importants :

  1. Il y a des droits de mutation immobilière (droits d'enregistrement) qui varient entre 10 et 12,5 % selon la région
  2. Frais de notaire (~1-2%)
  3. Potentiellement, la TVA sur les nouvelles constructions

Ces coûts font que, au final, tu paies souvent plus que le prix d'achat. C'est de l'argent que tu ne récupéreras qu'une fois que la valeur du bien aura remonté, avant de pouvoir réaliser le moindre bénéfice. L'immobilier n'est pas non plus un placement liquide. Cela signifie que tu ne peux pas vendre une maison du jour au lendemain si tu as besoin d'argent, et que la vente peut prendre des mois et entraîner des frais d'agence supplémentaires. De plus, être propriétaire s'accompagne de tracas et de risques : les locataires peuvent partir ou ne pas payer leur loyer, le bien peut nécessiter des réparations coûteuses, ou tu peux te retrouver sans revenus locatifs pendant certaines périodes. Enfin, si tu concentres beaucoup d'argent dans un seul bien immobilier, cela constitue un manque de diversification, car tu mets littéralement tous tes œufs dans le même panier (ou dans le même immeuble).

Chez Curvo, on pense que l'immobilier peut être un investissement rentable à long terme et un moyen de se constituer un patrimoine, mais ce n'est pas très accessible pour les débutants qui ont un capital limité, et ça demande une gestion active. Si tu es déjà propriétaire d'une maison, acheter un autre bien juste pour investir n'est peut-être pas la première chose à faire avec tes économies, à moins que tu sois prêt à assumer les responsabilités que ça implique.

Obligations et comptes d'épargne

Une autre voie traditionnelle consiste à investir dans des obligations ou des produits à revenu fixe similaires. Les obligations sont essentiellement des prêts que tu accordes à un État ou à une entreprise : ils te versent des intérêts et te remboursent le capital à l'échéance. En Belgique, on peut acheter des obligations d'État belges ou certains certificats d'épargne qui offrent un taux d'intérêt légèrement supérieur à celui d'un compte d'épargne classique. Ces placements présentent moins de risques que les actions et peuvent générer un revenu régulier. Par exemple, si une obligation rapporte disons 2 % par an, elle te versera cet intérêt de manière fiable chaque année. Le hic, c'est que 2 % reste un taux de croissance assez faible, car il pourrait tout juste compenser l'inflation si tu as de la chance, ce qui signifie que le pouvoir d'achat de ton argent reste à peu près stable. Les obligations peuvent être idéales pour préserver ton patrimoine et apporter de la stabilité à un portefeuille, mais en tant qu'investissement à part entière, elles ne feront probablement pas fructifier ton argent de manière significative à long terme. Si tu es jeune et que tu investis pour plusieurs décennies, tout placer en obligations serait une stratégie ultra-conservatrice. C'est sûr, mais la croissance est limitée. Ainsi, même si les obligations font partie de l'univers d'investissement, on ne les considérerait pas comme le meilleur choix pour se constituer un patrimoine à long terme. Elles sont généralement utilisées en combinaison avec des actions pour réduire la volatilité, et non pour générer des rendements élevés.

Investis dans le marché boursier pour obtenir des rendements.

Passons maintenant au moteur des rendements dans le monde de l'investissement : le marché boursier. Quand tu achètes des actions, tu achètes une partie d'une entreprise. Si cette entreprise se développe et fait des bénéfices au fil du temps, les investisseurs la récompensent en faisant grimper le cours de son action (et souvent, elle verse aussi des dividendes). Historiquement, les actions ont offert les rendements les plus élevés parmi les principales catégories d'actifs sur le long terme. Par exemple, le marché boursier américain (souvent cité via l'indice S&P 500) a généré un rendement moyen d'environ 10 % par an au cours du siècle dernier (plus proche de 6 à 7 % après ajustement pour tenir compte de l'inflation).

Les indices boursiers mondiaux, qui englobent l'Europe, l'Asie, les marchés émergents, etc., ont eux aussi généré de solides rendements à long terme, de l'ordre de 9 % environ. Si on compare ça aux quelque 0,5 % d'un compte d'épargne ou aux quelque 2 % d'une obligation, on comprend aisément pourquoi les actions sont si intéressantes pour faire fructifier ton patrimoine.

Pour les investisseurs belges, la bonne nouvelle, c'est que tu n'es pas limité aux actions belges qui composent l'indice BEL 20. Grâce à diverses plateformes de courtage, tu peux investir dans des entreprises du monde entier : qu'il s'agisse de grandes sociétés technologiques américaines, d'entreprises industrielles européennes ou de marques de consommation asiatiques. Cependant, pour un débutant, acheter des actions individuelles peut être intimidant (et risqué si tu ne diversifies pas suffisamment). C'est là que les ETF entrent en jeu.

Les ETF (Exchange-Traded Funds) te permettent d'acheter de nombreuses actions en même temps. Tu investis de l'argent dans un fonds, et ce fonds peut détenir un portefeuille composé, par exemple, de 500 actions différentes. Les ETF indiciels constituent un type très populaire : il s'agit de fonds conçus pour suivre un indice spécifique du marché. Par exemple, un ETF S&P 500 investira dans les 500 sociétés composant l'indice S&P 500 (les 500 plus grandes entreprises américaines). Si la valeur globale de ces sociétés augmente, la valeur du fonds augmente également. L'idée est d'obtenir le rendement moyen du marché sans avoir à deviner quelle action particulière va gagner ou perdre.

Puisqu'on parle de mettre en place les meilleurs investissements à long terme, les auteurs de « De hangmatbelegger » suggèrent un fonds indiciel mondial ou un mélange de fonds indiciels régionaux. Ça pourrait être un ETF qui suit l'indice MSCI World (couvrant des milliers d'actions dans les pays développés) ou une combinaison comme un fonds S&P 500 associé à un fonds d'actions européennes, etc. La clé, c'est la diversification. Tu répartis ton argent à l'échelle mondiale. Si le marché européen est en baisse une année, peut-être que celui des États-Unis ou de l'Asie est en hausse, et vice versa. Au fil du temps, tu profites de la croissance globale de l'économie mondiale.

En investissant à l'échelle mondiale, tu évites aussi un piège courant : le « biais national ». C'est quand les investisseurs n'investissent que dans les actions de leur pays d'origine. La Belgique compte certes des entreprises solides, mais elles ne représentent qu'une petite partie du marché mondial. Un fonds diversifié à l'échelle mondiale te permet de ne pas passer à côté de la croissance des géants innovants ailleurs dans le monde.

Pourquoi l'investissement dans les ETF est le placement idéal sur le long terme

L'un des meilleurs investisseurs au monde, Warren Buffet, a fameusement donné des instructions d'allocation d'actifs pour sa succession au moment de son décès dans sa lettre aux actionnaires de 2013 pour sa société d'investissement Berkshire Hathaway :

Mon conseil au fiduciaire ne pourrait être plus simple : place 10 % des liquidités dans des obligations d'État à court terme et 90 % dans un fonds indiciel S&P 500 à très faibles frais. (Je te conseille ceux de Vanguard.) Je pense que les résultats à long terme de la fiducie grâce à cette stratégie seront supérieurs à ceux obtenus par la plupart des investisseurs – qu'il s'agisse de fonds de pension, d'institutions ou de particuliers – qui font appel à des gestionnaires pratiquant des frais élevés.

Voici quelques-uns des avantages de l'investissement indiciel, surtout pour quelqu'un qui débute en Belgique :

Grande diversification

Les fonds indiciels te permettent de détenir « un peu de tout ». Par exemple, avec un seul ETF mondial, ton argent est investi dans des milliers d’entreprises à travers le monde. Cette diversification signifie que ton risque est réparti. Aucune entreprise ni aucun pays ne peut à lui seul faire ou défaire ton investissement. Compare cela à l'achat de quelques actions individuelles. Si une entreprise est touchée par un scandale ou connaît une mauvaise année, ton portefeuille peut en pâtir. Avec un indice, les succès des autres entreprises compensent les échecs occasionnels. C'est la sagesse classique qui consiste à « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », appliquée automatiquement.

La diversification est un principe fondamental des portefeuilles Curvo. Grâce aux indices FTSE Developed All Cap Choice et FTSE Emerging All Cap Choice, les membres de Curvo sont exposés à des milliers d'entreprises dans 40 pays différents. C'est un excellent moyen de toucher des dividendes sur la croissance de l'économie mondiale.

Cela fonctionne sur le long terme

En suivant l'évolution du marché, les ETF ont généré une croissance solide. On constate que les actions ont historiquement affiché des rendements annuels moyens de 7 à 10 %. Bien que les rendements futurs ne soient pas garantis, investir dans l'ensemble du marché a fait ses preuves en matière de constitution de patrimoine. Et surtout, ces rendements s'accumulent au fil du temps. Cela signifie que tu gagnes des intérêts sur tes intérêts. Par exemple, si tu investis 1 000 € et que ton capital augmente de 7 % (70 €) en un an, l'année suivante, tu investis sur 1 070 €, donc un gain de 7 % (~75 €) est un peu plus important. Sur plusieurs années, la capitalisation peut entraîner une croissance exponentielle. C'est pourquoi il est si important de commencer tôt : plus tu investis tôt, plus tu laisses de temps à la capitalisation pour faire son effet.

Peu d'efforts et peu de frais

L'un des principaux avantages de l'investissement indiciel, c'est sa simplicité une fois qu'il est mis en place. Tu n'as pas besoin d'étudier sans cesse les rapports financiers ni de repérer les valeurs gagnantes. Cette philosophie se résume souvent par «mets-le en place et n'y pense plus ». Beaucoup d'investisseurs indiciels se contentent de verser un montant fixe chaque mois et de jeter un œil de temps en temps. De plus, les fonds indiciels (en particulier les ETF) ont généralement des frais très bas. Tu pourrais payer un ratio de frais de 0,1 % ou 0,2 % par an pour un ETF mondial, alors qu'un fonds géré activement ou certains produits d'investissement pourraient facturer 1 % ou plus. Des frais moins élevés signifient que tu conserves une plus grande partie de tes rendements. Et comme l'investissement indiciel ne t'oblige pas à négocier fréquemment, tu économises également sur les coûts de transaction et évites les erreurs liées au trading émotionnel.

Chez Curvo, notre objectif est de mettre ton épargne en pilote automatique. Choisis un montant et nous l'investirons chaque mois directement pour toi. Investir est facile quand c'est automatisé.

Commence petit

Pas besoin d'une fortune pour se lancer. Contrairement à l'immobilier, où il faut parfois des dizaines de milliers d'euros, tu peux souvent commencer à investir dans un fonds indiciel avec seulement 50 ou 100 €. De nombreuses applications permettent l'investissement fractionné (acheter une partie d'une action d'un ETF) ou n'imposent aucun montant minimum au-delà du prix d'une action. Ça veut dire que même si tu es étudiant ou en début de carrière, tu peux commencer à investir dès maintenant. Et mieux vaut peu que rien. Même 50 € par mois peuvent rapporter gros au fil du temps. Ça te permet aussi de prendre l'habitude d'investir, ce qui te sera très utile quand tes revenus augmenteront.

Offre de la flexibilité

Si un imprévu survient et que tu as besoin de récupérer ton argent, vendre des parts d'ETF est très simple. Tu recevras généralement l'argent de la vente en quelques jours. Il n'y a pas de période de blocage longue (même si, pour réussir à long terme, tu dois éviter de retirer ton argent sauf en cas de nécessité). Savoir que tu peux accéder à tes fonds en cas d'urgence est rassurant. C'est une flexibilité que n'offrent pas les fonds de pension (ou l'immobilier), car ceux-ci bloquent souvent ton argent jusqu'à la retraite ou jusqu'à ce que tu trouves un acheteur.

Avantages fiscaux pour les Belges qui investissent dans des ETF

La Belgique dispose d'un régime fiscal avantageux pour les investissements à long terme. Les plus-values ne sont imposées qu'à hauteur de 10 %. De plus, les Belges qui investissent dans des ETF de capitalisation (des fonds qui réinvestissent les dividendes) ne paient pas d'impôt sur les dividendes. Grâce à ce traitement fiscal favorable, tu conserves une plus grande partie de tes gains par rapport à d'autres types d'investissements.

Avec tous ces avantages, l'investissement indiciel (en particulier via un ETF mondial) semble être une option extrêmement intéressante pour atteindre tes objectifs à long terme. Il offre un potentiel de croissance et évite les écueils courants des options plus traditionnelles dont on a parlé.

Considérations sur l'investissement dans les ETF

Mais, il y a quelques trucs à garder en tête :

  • Fluctuations du marché : la valeur d'un indice boursier va fluctuer. Ça peut être angoissant de voir ton investissement baisser pendant une mauvaise année. Par exemple, les marchés mondiaux peuvent chuter de 10 % ou 20 % en période de récession. Cependant, l'histoire montre qu'après une baisse, les marchés finissent par se redresser pour atteindre de nouveaux sommets (à condition que tu restes investi et que tu ne vendes pas dans la panique). L'essentiel, c'est d'avoir le bon état d'esprit : considère l'investissement comme un parcours à long terme. Si tu investis pour les 20 prochaines années, une baisse cette année n'est qu'un petit incident de parcours. En fait, les baisses peuvent être l'occasion d'investir davantage à des prix plus bas (imagine que les actions sont « en solde »). Comme le dit un célèbre dicton : « Il vaut mieux rester sur le marché que d'essayer d'anticiper ses mouvements. » Personne ne peut prédire de manière constante les fluctuations à court terme, donc la meilleure stratégie consiste généralement à continuer d'investir malgré les hauts et les bas.
  • La discipline est de mise : comme l'investissement indiciel est une approche très « passive », le plus grand défi est souvent d'ordre psychologique. Tu dois t'en tenir à ton plan. Ça peut parfois sembler ennuyeux, mais ce n'est pas grave.

« Bien investir, c'est ennuyeux », comme aiment à le dire les fondateurs de Curvo. En d'autres termes, si tu t'y prends bien, ça ne devrait pas te donner l'impression de vivre des sensations fortes ou de jouer à la loterie. Tu définis tes versements, tu rééquilibres ton portefeuille de temps en temps si nécessaire, et tu continues à vivre ta vie. Ça te laisse plus de temps et d'énergie mentale pour te concentrer sur ta carrière, ta famille ou tes loisirs, plutôt que de te prendre la tête avec les marchés tous les jours.

Autres types d'investissements

Voyons rapidement quelques autres investissements dont tes potes ou collègues pourraient te parler, et pourquoi ils pourraient être ou ne pas être « les meilleurs » pour toi :

L'or et les matières premières

On dit souvent que l'or sert de couverture contre l'incertitude. En période de crise, le cours de l'or peut grimper quand les actions chutent. Posséder un peu d'or (ou d'autres matières premières comme l'argent, etc.) permet de diversifier un portefeuille. Mais sur le très long terme, l'or sert surtout à préserver sa valeur plutôt qu'à la multiplier. Par exemple, 1 € d'or il y a 100 ans pourrait encore avoir le même pouvoir d'achat aujourd'hui (ce qui est bon pour la préservation), mais 1 € investi en bourse il y a 100 ans vaudrait aujourd'hui bien plus (c'est de la croissance). L'or pourrait donc faire partie d'une stratégie diversifiée, mais ne serait probablement pas la vedette si l'objectif est la croissance. De plus, l'or ne rapporte ni intérêts ni dividendes.

Crypto-monnaies

Ces dernières années, le Bitcoin et les autres cryptomonnaies ont été présentés comme l'investissement de l'avenir. C'est vrai que les premiers investisseurs dans les cryptos ont engrangé des gains colossaux, et ce secteur reste à la fois très risqué et très lucratif. Mais il est extrêmement volatil. Ce que nous voulons dire par là, c'est qu'il y a d'énormes fluctuations de prix de 20 à 30 % en un seul mois. Il y a aussi un risque réel de pertes importantes (comme on l'a vu lors des krachs de 2018 ou 2022). Pour un débutant qui essaie juste de se lancer dans l'investissement, les cryptomonnaies relèvent plus du pari spéculatif que d'un plan fiable à long terme. Investir une petite somme (si tu es curieux et que ta situation financière te permet de prendre de gros risques) est acceptable, mais ce n’est pas quelque chose sur lequel tu devrais compter pour ta retraite. Pour la plupart des gens, les cryptomonnaies ne conviennent pas en raison de leur imprévisibilité et de leur manque de valeur intrinsèque ou de réglementation. Sois prudent et assure-toi de bien comprendre les risques si tu te lances dans cette aventure :

Prêt d'égal à égal (crowdlending)

C'est là que des plateformes (comme Mozzeno en Belgique) te permettent de prêter de l'argent directement à des particuliers ou à des petites entreprises, et tu perçois des intérêts à mesure qu'ils te remboursent. En fait, ça fait de toi une mini-banque. Les rendements potentiels sont modérés. Par exemple, Mozzeno annonce un rendement annuel net moyen d'environ 2,76 % pour les investisseurs sur sa plateforme. C'est mieux qu'un compte d'épargne, et ça peut être gratifiant de savoir que tu contribues à financer des prêts à d'autres personnes. Cependant, les risques incluent le défaut de paiement des emprunteurs (qui ne remboursent pas), et ton argent est immobilisé pendant toute la durée du prêt. Le crowdlending peut constituer l’un des investissements diversifiés de ton portefeuille, mais avec des rendements d’environ 2 à 3 %, il ne te permettra probablement pas de te constituer un patrimoine aussi rapidement que les actions. Cela t’oblige également à sélectionner des prêts ou des stratégies sur la plateforme, ce qui ajoute une charge de travail supplémentaire.

Investis en toi-même

Un point que tu verras peut-être dans certaines listes des « meilleurs investissements » (surtout sur les blogs de développement personnel et les Reels Instagram), c'est qu'investir dans tes propres compétences ou ta formation est le meilleur investissement que tu puisses faire. Il ne s'agit pas ici de produits financiers, mais plutôt de dépenser de l'argent (ou du temps) pour améliorer ton potentiel de revenus et ta qualité de vie : par exemple, suivre des cours, acquérir de nouvelles compétences professionnelles, ou même prendre soin de ta santé. Ça vaut le coup d’être mentionné, car si tu augmentes tes revenus grâce à un meilleur emploi ou à une entreprise, tu auras plus à investir. Dans un sens très concret, tu es ton propre atout le plus précieux.

Bon, même si on parle surtout d'investissements financiers, n'oublie pas que payer pour un diplôme, une formation ou se former à la finance (par exemple en lisant des livres sur le sujet) peut rapporter gros à long terme, sous forme de meilleures opportunités et de décisions plus judicieuses. Ça vient compléter tes investissements financiers en augmentant ce que tu peux y mettre.

Comment commencer à investir dans les ETF

À présent, tu es peut-être convaincu que prendre part au marché boursier mondial est une bonne idée. Mais comment s'y prendre concrètement ? L'idée peut sembler compliquée, mais c'est plus simple que jamais :

1. Assure-toi que tes bases sont couvertes

Avant d'investir, assure-toi d'avoir constitué un fonds d'urgence (généralement l'équivalent de 3 à 6 mois de frais de subsistance) sur un compte d'épargne. C'est ton filet de sécurité qui t'évitera d'être obligé de vendre tes placements à un moment inopportun (par exemple si tu perds ton emploi ou si tu dois faire face à une dépense imprévue). Une fois ces bases assurées, tu es prêt à investir ton épargne excédentaire.

2. Choisis une plateforme pour investir

Tu as deux routes principales à ta disposition :

  • Courtier : C'est une approche « à faire soi-même ». Des courtiers comme DEGIRO, Bolero, Keytrade, etc., permettent aux Belges d'acheter et de vendre des actions et des ETF sur les bourses mondiales. Tu ouvres un compte (généralement une procédure en ligne simple), tu déposes de l'argent, puis tu peux acheter l'ETF de ton choix (par exemple, un ETF sur indice mondial). Le courtier te facturera de petits frais de transaction par opération, mais ceux-ci sont généralement peu élevés. L'avantage d'un courtier, c'est le contrôle total : tu peux choisir n'importe quel ETF ou action. L'inconvénient, c'est que tu dois prendre ces décisions et gérer ton portefeuille.
  • Une application d'investissement comme Curvo : il s'agit d'une approche plus passive. Avec Curvo, tu réponds à quelques questions sur tes objectifs et ta tolérance au risque, et nous te proposons le portefeuille le mieux adapté à ta situation. Ces portefeuilles sont basés sur des fonds indiciels et sont gérés automatiquement pour toi et en fonction de tes objectifs. Nous nous occupons de tâches telles que le rééquilibrage (maintenir tes investissements dans les bonnes proportions au fil du temps) et nous optimisons ta fiscalité. Curvo a été conçu pour résoudre ce problème pour les investisseurs belges. Tu paies des frais légèrement plus élevés pour la commodité d'utiliser Curvo plutôt que de le faire toi-même, mais nous simplifions tout. Cela peut être idéal si tu ne veux même pas choisir quel ETF acheter, ni gérer toi-même tes transactions. C'est comme vivre une expérience d'investissement « guidée ».

Ces deux méthodes peuvent te mener au même résultat : tu te retrouves avec un portefeuille diversifié de fonds indiciels. Si tu aimes apprendre et faire les choses toi-même, un courtier fera très bien l'affaire. Mais surtout, assure-toi que la plateforme que tu choisis soit fiable et réglementée. Toutes celles mentionnées ci-dessus le sont, mais si tu en trouves d'autres, fais quelques recherches pour t'assurer qu'elles sont légitimes.

3. Choisis tes investissements

Si tu choisis Curvo, tout est en grande partie géré pour toi en fonction de tes objectifs. Si tu passes par un courtier, c'est à toi de choisir le ou les fonds dans lesquels investir. Pour une approche simple, tu peux opter pour un seul ETF d'actions mondiales. Par exemple, un ETF qui suit l'indice MSCI World ou l'indice FTSE All-World. Certaines personnes choisissent deux ou trois fonds, comme un fonds d'actions mondiales et un fonds obligataire mondial (pour ajouter un peu de stabilité). En tant que débutant avec un horizon à long terme, tu pourrais opter principalement pour des actions, car tu peux gérer les hauts et les bas au fil du temps. Mais ne complique pas trop les choses au début : l'étape la plus importante est de commencer à investir. Tu pourras toujours affiner ta stratégie plus tard, à mesure que tu en apprendras davantage.

Nous avons passé en revue certains des meilleurs ETF pour les débutants si tu ne sais pas lequel acheter.

4. Investir régulièrement

L'une des meilleures habitudes consiste à considérer l'investissement comme une facture mensuelle que tu te factures à toi-même. Par exemple, décide que chaque mois, dès que tu reçois ton salaire, tu investiras 100 € (ou tout autre montant adapté à ton budget). Automatise ce processus si possible. Certaines applications comme Curvo te permettent de mettre en place des investissements automatiques. Cette approche, connue sous le nom de « moyenne d'achat », signifie que tu achètes un peu chaque mois, quel que soit le prix. Parfois, tu achèteras quand le marché est haut, parfois quand il est bas. Au fil du temps, cela s'équilibre et tu t'épargnes le stress d'essayer de choisir le moment idéal. Cela te permet également de constituer ton investissement de manière continue, sans procrastiner. Investir régulièrement permet de tirer parti de la puissance des intérêts composés dont nous avons parlé. C'est comme planter des graines chaque mois ; dans quelques années, tu auras tout un jardin d'arbres à argent qui poussent.

5. Maintiens le cap

Une fois que tu t'es lancé, l'essentiel est de persévérer. C'est facile à dire, mais plus difficile à faire. Considère cela comme un engagement à long terme envers toi-même. Tu verras la valeur de ton compte fluctuer ; c'est normal. Évite de la vérifier trop souvent (une fois par mois suffit). N'oublie pas que tu es là pour le long terme, donc les fluctuations quotidiennes ou mensuelles ne sont que du bruit. Si les marchés chutent de manière significative, résiste à l'envie de vendre dans la panique. Au contraire, garde tes positions ou, si tu le peux, investis davantage aux nouveaux prix plus bas. Rappelle-toi pourquoi tu as choisi une stratégie solide à long terme au départ. Historiquement, les investisseurs patients ont été récompensés, tandis que ceux qui essaient d'entrer et de sortir du marché trop souvent se trompent de timing et obtiennent des rendements plus faibles.

Continue à t'informer (mais méfie-toi des effets de mode) : à mesure que tu te sens plus à l'aise, c'est une bonne idée de continuer à te former en matière de finances personnelles et d'investissement. Il existe des livres, des blogs et des communautés regorgeant d'informations. Cependant, reste prudent face aux nouvelles tendances à la mode ou aux « astuces » qui promettent de s'enrichir rapidement (qu'il s'agisse d'un conseil boursier, d'une cryptomonnaie ou de n'importe quel stratagème pour devenir riche rapidement). Si quelque chose semble trop beau pour être vrai, c'est généralement le cas. S'en tenir à l'approche simple et éprouvée de l'investissement diversifié n'est peut-être pas très excitant lors des soirées, mais ça marche. Reviens toujours aux principes fondamentaux que tu as appris ici : la diversification, l'horizon à long terme et l'alignement sur tes objectifs.

Résumé

Nous avons exploré plusieurs options d'investissement disponibles pour les Belges, des comptes d'épargne traditionnels à l'immobilier en passant par les obligations, les actions et les investissements alternatifs. Les ETF diversifiés à l'échelle mondiale constituent un choix particulièrement judicieux pour la constitution d'un patrimoine à long terme, car ils offrent des rendements plus élevés que les comptes d'épargne, des barrières à l'entrée moins élevées que l'immobilier et moins de complexité que la sélection d'actions individuelles.

C'est important parce que beaucoup d'entre nous ont appris qu'il suffisait d'épargner, mais avec l'inflation qui ronge notre pouvoir d'achat, nous avons besoin que notre argent fructifie. Une stratégie d'investissement réfléchie peut aider à combler le fossé entre ce que nous pouvons épargner et ce dont nous aurons besoin pour nos objectifs futurs.

Que dois-tu faire ensuite ? Réfléchis au montant que tu peux consacrer à l'investissement régulier. Même 50 ou 100 € par mois peuvent faire une différence significative au fil du temps. Décide ensuite si tu veux rechercher et sélectionner toi-même des ETF par l'intermédiaire d'un courtier, ou si tu veux utiliser un service comme Curvo qui construit et gère un portefeuille adapté à tes objectifs. L'approche la plus simple est souvent la plus efficace : commence à investir régulièrement, garde le cap malgré les fluctuations du marché et donne-toi le temps de bénéficier de la croissance composée. Ton parcours vers la constitution d'un patrimoine n'a pas besoin d'être compliqué pour être couronné de succès.